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Nous, président !

Après une première année, un point sincère sur notre café associatif de quartier.

Après une première année, le temps d'un point sincère sur notre café associatif de quartier — ce qu'on a construit, ce qui est difficile, et comment vous pouvez en être.

Il y a un an, quelques habitant·e·s du quartier Battant se lançaient dans un pari un peu fou : faire vivre un café de quartier, ouvert à tous, porté non par un patron mais par une association. Un an plus tard, le Bousbots Bar existe, il ouvre ses portes, il accueille — et c'est déjà beaucoup. Je voudrais, à titre personnel, prendre un moment pour en parler avec vous, en toute franchise.

Un bar qui appartient au quartier

Le Bousbots, c'est un commerce — un vrai bar, avec une carte, une activité, une licence — mais porté par une association loi 1901. Ce choix n'est pas anodin : il veut dire que ce lieu n'appartient à personne en particulier, et donc un peu à tout le monde.

Nos statuts l'affirment clairement : nous fonctionnons selon des principes de gestion désintéressée, de transparence et de participation démocratique, dans un esprit de gouvernance collégiale et horizontale. Pas de chef : des rôles qui tournent, des décisions prises ensemble, et l'idée que chacun·e puisse proposer, initier, s'emparer du lieu.

« Ici, le président, c'est un peu nous tous. »

Ce que disent nos statuts (et que personne ne lit jamais)

Soyons honnêtes : personne n'ouvre jamais les statuts d'une association. C'est dommage, parce que les nôtres disent, noir sur blanc, ce à quoi nous nous sommes engagés.

NOTRE OBJET
« La création, la gestion et l'animation d'un café associatif, comme lieu de convivialité, d'échanges et de rencontres, favorisant le lien social et la culture. »

Et derrière, quatre objectifs que je trouve beaux :

1.Mixité sociale et intergénérationnelle — favoriser les rencontres entre habitant·e·s du quartier
2.Programmation sociale et solidaire — des événements et des ateliers accessibles à tous
3.Économie locale et circuits courts — mettre en avant les producteurs et artisans du territoire
4.Coopération et participation locale — expérimenter de nouvelles formes de faire ensemble

Le reste en découle : concerts, expositions, débats, ateliers, repas partagés, accueil de projets citoyens, et des espaces de rencontre ouverts à tous. Le tout dans un but non lucratif — ce qui est gagné par le bar sert le bar et le projet, rien d'autre.

Une année exigeante

Je ne vais pas faire semblant : faire tourner un bar, c'est exigeant. Derrière les moments conviviaux, il y a une licence à tenir, une comptabilité, des commandes, de l'hygiène, du nettoyage, de l'administratif — un travail réel, quotidien. Aujourd'hui, il repose sur un poste salarié et sur une poignée de bénévoles très engagés. Trop peu, sans doute — et ces quelques personnes sont un peu fatiguées.

Pas assez de revenus
On choisit la transparence : on publie nos comptes, alors qu'une asso de notre taille n'y est pas tenue.
Pas assez de bénévoles
C'est là qu'on a besoin de vous — pour faire vivre le lieu, à plusieurs.

Les questions qu'on se pose pour la suite

Entrer dans notre deuxième année, c'est aussi se reposer les bonnes questions, ensemble :

Qu'est-ce qu'être bénévole au Bousbots — quel rôle, quelle place ?
Qu'est-ce que la vie associative doit être : un endroit où l'on prend soin de l'engagement de chacun·e ?
Et, au fond, qu'est-ce que ce projet défend ?

Nos statuts donnent déjà une direction : la vie associative y est pensée pour prendre soin de l'affect engagé et pour co-construire, mois après mois, la vie du lieu. À nous de la faire vivre.

Venez en être

Un café de quartier ne tient pas tout seul. Il tient parce que des gens poussent la porte, prennent un verre, donnent un coup de main, proposent une idée, une soirée, un atelier. Si le Bousbots vous parle, il y a mille façons d'en être — et participer, ça commence simplement par donner votre avis.

Un court questionnaire sur ce que devrait être le bar, son projet et la place de chacun·e :
📝 Donnez votre avis

Et tout de suite, le plus concret : nous avons un besoin urgent de bénévoles — pour aider à ouvrir le week-end, donner un coup de main hors service, ou soutenir le quotidien.

Vous ne pouvez pas venir mais le projet vous parle ? Écrivez-nous, on en discutera avec vous. Et nous nous retrouverons en assemblée générale le vendredi 18 septembre : c'est ouvert, et c'est là que se décide la suite.

Le bar est entre nos mains — au sens propre. À très vite au comptoir.

Nicolas

La lettre de juin